
Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?
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