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Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?

Libérez votre créativité
Tiré d’un commentaire sur Babelio. Je n’aurais pas su dire mieux ! Ne vous arrêtez pas au titre. Bien sûr, si vous souhaitez être écrivain, sculpteur ou débloquer l’artiste en vous, ce livre vous sera utile. Mais il a beaucoup plus de profondeur que cela. Il s’agit de la créativité de la vie. À mon sens, c’est une quête spirituelle. La libération passe par la compréhension des mécanismes qui se sont mis en place pour vous bloquer, vous faire agir et penser en robot, sans que vous le voyiez.
J’ai fait le programme de cheminement personnel de douze semaines que l’auteure propose. Et j’ai adoré !! J’en suis ressortie avec plein de prises de conscience et de pistes pour poursuivre le chemin créateur de ma vie.
J’ai aussi adopté l’outil principal de ce parcours, « Les Pages du matin ». Au réveil tous les jours, il s’agit d’écrire, à la main, trois pages d’écriture manuscrite spontanée. J’ai décidé d’écrire mes Pages après la méditation du matin avec Terre de silence. Et depuis… je suis renversée par la profondeur qu’elles acquièrent. D’automatiques, mes écrits matinaux sont devenus inspirés et spirituels. Ils nourrissent mon monde intérieur d’une manière inattendue. Quel mariage heureux ! Jumelées, la méditation et les pages du matin sont pour moi un outil transformationnel puissant.
Pistes de discussion :
-Se questionner sur comment l’écriture inspirée peut nous aider à cheminer, quel impact elle peut avoir sur notre vie et sur notre recherche de la vérité intérieure.
– Les thèmes de chaque chapitre sont à eux seuls des pistes de partage et d’éveil : retrouver le sentiment de sécurité, retrouver le sentiment d’intégrité, retrouver le sens de l’abondance, retrouver le sens des liens, etc.
377 pages
La voyageuse de nuit
À 70 ans, Laure Adler parle de la vieillesse à partir de son propre processus de vieillissement. La meilleure façon de résumer ce livre c’est avec les mots de l’auteure « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans les rues ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens célèbres mais aussi des inconnus. »
J’aime son écriture, ses mots, c’est profond et assumé. C’est écrit en conscience surtout. On est loin d’un guide technique pour bien vieillir, les personnes témoignent du vieillissement avec une grande lucidité, en trouvant de la lumière à cette étape ultime de la vie. J’ai l’impression de lire une « voix » jeune dans un corps de personne âgée. Disponible en format audio sur Audible.
Quelques questions comme piste de discussion :
– Peut-on vieillir dans la joie?
– Qu’est-ce qu’on peut apporter à la société quand on est vieux?
– La voie du vieillissement, est-ce de s’éteindre ou c’est encore possible de s’expansionner?
– On gagne quoi à devenir vieux?
– Quelle relation a-t-on à son corps lorsque nous sommes en processus de vieillissement?
222 pages
Sous les arbres
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Ce livre m’a vraiment enchanté de par sa profondeur, sa simplicité, son regard sur les arbres et la nature, le sensible de la nature. L’auteur est grand marcheur, mais une marche attentive aux bruits, aux senteurs… Il nous conduit à travers bois à l’écoute des animaux, des feuillages qui bruissent dans le vent. Un regard sur une nature vivante, parlante, sensible. L’intelligence des non humains est là dans toute sa beauté. J’y ai retrouvé, des termes que nous formulons, sensible, sensorialité, beauté.
« Je reprends ma marche, dont résulte aussitôt le sifflement des ailes d’un autre ramier qui m’observait depuis le houpier clair d’un chêne. Dans le même instant, mon ouïe s’étant ravivée, monte le vacarme d’un avion qui surplombe la forêt de très haut. Le bruit des réacteurs s’insinue dans la tranquillité de ces bois. Il impose son obstacle vicié aux puissances du sensible, au recueillement de l’esprit, à la simple présence au monde. »
148 pages
Mon vrai nom est Elisabeth
Le livre est une enquête-roman de l’auteure au sujet de son arrière grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène dans la première moitié du XXème siècle, et ayant subi les assauts de la recherche en psychiatrie de cette époque et dans la foulée de sa maltraitance.
Ce livre m’a profondément emportée, à plusieurs niveaux. D’abord par sa forme, à la fois scientifique et romanesque, qui lui donne une tonalité très singulière et, pour moi, particulièrement captivante.
Ensuite par l’histoire elle-même, qui a fait écho à celle de ma propre arrière-grand-mère — même si cette dernière a vécu une génération plus tôt que Betsy. Cette lecture m’a permis de formuler des hypothèses nouvelles à son sujet, que je n’évoque pas ici afin de ne pas dévoiler l’intrigue.
Enfin, ce récit ouvre une réflexion plus large sur la prise en charge psychiatrique des patients, hier comme aujourd’hui. Il interroge pour moi la psychiatrie française contemporaine, encore marquée par un manque criant de moyens financiers, une place limitée accordée aux familles et aux pairs-aidants dans les dispositifs de soins, et une évolution finalement assez lente, souvent au détriment du mieux-être des personnes concernées.
392 pages
La voyageuse de nuit
À 70 ans, Laure Adler parle de la vieillesse à partir de son propre processus de vieillissement. La meilleure façon de résumer ce livre c’est avec les mots de l’auteure « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans les rues ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens célèbres mais aussi des inconnus. »
J’aime son écriture, ses mots, c’est profond et assumé. C’est écrit en conscience surtout. On est loin d’un guide technique pour bien vieillir, les personnes témoignent du vieillissement avec une grande lucidité, en trouvant de la lumière à cette étape ultime de la vie. J’ai l’impression de lire une « voix » jeune dans un corps de personne âgée. Disponible en format audio sur Audible.
Quelques questions comme piste de discussion :
– Peut-on vieillir dans la joie?
– Qu’est-ce qu’on peut apporter à la société quand on est vieux?
– La voie du vieillissement, est-ce de s’éteindre ou c’est encore possible de s’expansionner?
– On gagne quoi à devenir vieux?
– Quelle relation a-t-on à son corps lorsque nous sommes en processus de vieillissement?
222 pages
Libérez votre créativité
Tiré d’un commentaire sur Babelio. Je n’aurais pas su dire mieux ! Ne vous arrêtez pas au titre. Bien sûr, si vous souhaitez être écrivain, sculpteur ou débloquer l’artiste en vous, ce livre vous sera utile. Mais il a beaucoup plus de profondeur que cela. Il s’agit de la créativité de la vie. À mon sens, c’est une quête spirituelle. La libération passe par la compréhension des mécanismes qui se sont mis en place pour vous bloquer, vous faire agir et penser en robot, sans que vous le voyiez.
J’ai fait le programme de cheminement personnel de douze semaines que l’auteure propose. Et j’ai adoré !! J’en suis ressortie avec plein de prises de conscience et de pistes pour poursuivre le chemin créateur de ma vie.
J’ai aussi adopté l’outil principal de ce parcours, « Les Pages du matin ». Au réveil tous les jours, il s’agit d’écrire, à la main, trois pages d’écriture manuscrite spontanée. J’ai décidé d’écrire mes Pages après la méditation du matin avec Terre de silence. Et depuis… je suis renversée par la profondeur qu’elles acquièrent. D’automatiques, mes écrits matinaux sont devenus inspirés et spirituels. Ils nourrissent mon monde intérieur d’une manière inattendue. Quel mariage heureux ! Jumelées, la méditation et les pages du matin sont pour moi un outil transformationnel puissant.
Pistes de discussion :
-Se questionner sur comment l’écriture inspirée peut nous aider à cheminer, quel impact elle peut avoir sur notre vie et sur notre recherche de la vérité intérieure.
– Les thèmes de chaque chapitre sont à eux seuls des pistes de partage et d’éveil : retrouver le sentiment de sécurité, retrouver le sentiment d’intégrité, retrouver le sens de l’abondance, retrouver le sens des liens, etc.
377 pages
Mon vrai nom est Elisabeth
Le livre est une enquête-roman de l’auteure au sujet de son arrière grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène dans la première moitié du XXème siècle, et ayant subi les assauts de la recherche en psychiatrie de cette époque et dans la foulée de sa maltraitance.
Ce livre m’a profondément emportée, à plusieurs niveaux. D’abord par sa forme, à la fois scientifique et romanesque, qui lui donne une tonalité très singulière et, pour moi, particulièrement captivante.
Ensuite par l’histoire elle-même, qui a fait écho à celle de ma propre arrière-grand-mère — même si cette dernière a vécu une génération plus tôt que Betsy. Cette lecture m’a permis de formuler des hypothèses nouvelles à son sujet, que je n’évoque pas ici afin de ne pas dévoiler l’intrigue.
Enfin, ce récit ouvre une réflexion plus large sur la prise en charge psychiatrique des patients, hier comme aujourd’hui. Il interroge pour moi la psychiatrie française contemporaine, encore marquée par un manque criant de moyens financiers, une place limitée accordée aux familles et aux pairs-aidants dans les dispositifs de soins, et une évolution finalement assez lente, souvent au détriment du mieux-être des personnes concernées.
392 pages
Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?

Sous les arbres
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Ce livre m’a vraiment enchanté de par sa profondeur, sa simplicité, son regard sur les arbres et la nature, le sensible de la nature. L’auteur est grand marcheur, mais une marche attentive aux bruits, aux senteurs… Il nous conduit à travers bois à l’écoute des animaux, des feuillages qui bruissent dans le vent. Un regard sur une nature vivante, parlante, sensible. L’intelligence des non humains est là dans toute sa beauté. J’y ai retrouvé, des termes que nous formulons, sensible, sensorialité, beauté.
« Je reprends ma marche, dont résulte aussitôt le sifflement des ailes d’un autre ramier qui m’observait depuis le houpier clair d’un chêne. Dans le même instant, mon ouïe s’étant ravivée, monte le vacarme d’un avion qui surplombe la forêt de très haut. Le bruit des réacteurs s’insinue dans la tranquillité de ces bois. Il impose son obstacle vicié aux puissances du sensible, au recueillement de l’esprit, à la simple présence au monde. »
148 pages
Sous les arbres
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Ce livre m’a vraiment enchanté de par sa profondeur, sa simplicité, son regard sur les arbres et la nature, le sensible de la nature. L’auteur est grand marcheur, mais une marche attentive aux bruits, aux senteurs… Il nous conduit à travers bois à l’écoute des animaux, des feuillages qui bruissent dans le vent. Un regard sur une nature vivante, parlante, sensible. L’intelligence des non humains est là dans toute sa beauté. J’y ai retrouvé, des termes que nous formulons, sensible, sensorialité, beauté.
« Je reprends ma marche, dont résulte aussitôt le sifflement des ailes d’un autre ramier qui m’observait depuis le houpier clair d’un chêne. Dans le même instant, mon ouïe s’étant ravivée, monte le vacarme d’un avion qui surplombe la forêt de très haut. Le bruit des réacteurs s’insinue dans la tranquillité de ces bois. Il impose son obstacle vicié aux puissances du sensible, au recueillement de l’esprit, à la simple présence au monde. »
148 pages
Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?

Mon vrai nom est Elisabeth
Le livre est une enquête-roman de l’auteure au sujet de son arrière grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène dans la première moitié du XXème siècle, et ayant subi les assauts de la recherche en psychiatrie de cette époque et dans la foulée de sa maltraitance.
Ce livre m’a profondément emportée, à plusieurs niveaux. D’abord par sa forme, à la fois scientifique et romanesque, qui lui donne une tonalité très singulière et, pour moi, particulièrement captivante.
Ensuite par l’histoire elle-même, qui a fait écho à celle de ma propre arrière-grand-mère — même si cette dernière a vécu une génération plus tôt que Betsy. Cette lecture m’a permis de formuler des hypothèses nouvelles à son sujet, que je n’évoque pas ici afin de ne pas dévoiler l’intrigue.
Enfin, ce récit ouvre une réflexion plus large sur la prise en charge psychiatrique des patients, hier comme aujourd’hui. Il interroge pour moi la psychiatrie française contemporaine, encore marquée par un manque criant de moyens financiers, une place limitée accordée aux familles et aux pairs-aidants dans les dispositifs de soins, et une évolution finalement assez lente, souvent au détriment du mieux-être des personnes concernées.
392 pages
Libérez votre créativité
Tiré d’un commentaire sur Babelio. Je n’aurais pas su dire mieux ! Ne vous arrêtez pas au titre. Bien sûr, si vous souhaitez être écrivain, sculpteur ou débloquer l’artiste en vous, ce livre vous sera utile. Mais il a beaucoup plus de profondeur que cela. Il s’agit de la créativité de la vie. À mon sens, c’est une quête spirituelle. La libération passe par la compréhension des mécanismes qui se sont mis en place pour vous bloquer, vous faire agir et penser en robot, sans que vous le voyiez.
J’ai fait le programme de cheminement personnel de douze semaines que l’auteure propose. Et j’ai adoré !! J’en suis ressortie avec plein de prises de conscience et de pistes pour poursuivre le chemin créateur de ma vie.
J’ai aussi adopté l’outil principal de ce parcours, « Les Pages du matin ». Au réveil tous les jours, il s’agit d’écrire, à la main, trois pages d’écriture manuscrite spontanée. J’ai décidé d’écrire mes Pages après la méditation du matin avec Terre de silence. Et depuis… je suis renversée par la profondeur qu’elles acquièrent. D’automatiques, mes écrits matinaux sont devenus inspirés et spirituels. Ils nourrissent mon monde intérieur d’une manière inattendue. Quel mariage heureux ! Jumelées, la méditation et les pages du matin sont pour moi un outil transformationnel puissant.
Pistes de discussion :
-Se questionner sur comment l’écriture inspirée peut nous aider à cheminer, quel impact elle peut avoir sur notre vie et sur notre recherche de la vérité intérieure.
– Les thèmes de chaque chapitre sont à eux seuls des pistes de partage et d’éveil : retrouver le sentiment de sécurité, retrouver le sentiment d’intégrité, retrouver le sens de l’abondance, retrouver le sens des liens, etc.
377 pages
La voyageuse de nuit
À 70 ans, Laure Adler parle de la vieillesse à partir de son propre processus de vieillissement. La meilleure façon de résumer ce livre c’est avec les mots de l’auteure « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans les rues ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens célèbres mais aussi des inconnus. »
J’aime son écriture, ses mots, c’est profond et assumé. C’est écrit en conscience surtout. On est loin d’un guide technique pour bien vieillir, les personnes témoignent du vieillissement avec une grande lucidité, en trouvant de la lumière à cette étape ultime de la vie. J’ai l’impression de lire une « voix » jeune dans un corps de personne âgée. Disponible en format audio sur Audible.
Quelques questions comme piste de discussion :
– Peut-on vieillir dans la joie?
– Qu’est-ce qu’on peut apporter à la société quand on est vieux?
– La voie du vieillissement, est-ce de s’éteindre ou c’est encore possible de s’expansionner?
– On gagne quoi à devenir vieux?
– Quelle relation a-t-on à son corps lorsque nous sommes en processus de vieillissement?
222 pages
Mon vrai nom est Elisabeth
Le livre est une enquête-roman de l’auteure au sujet de son arrière grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène dans la première moitié du XXème siècle, et ayant subi les assauts de la recherche en psychiatrie de cette époque et dans la foulée de sa maltraitance.
Ce livre m’a profondément emportée, à plusieurs niveaux. D’abord par sa forme, à la fois scientifique et romanesque, qui lui donne une tonalité très singulière et, pour moi, particulièrement captivante.
Ensuite par l’histoire elle-même, qui a fait écho à celle de ma propre arrière-grand-mère — même si cette dernière a vécu une génération plus tôt que Betsy. Cette lecture m’a permis de formuler des hypothèses nouvelles à son sujet, que je n’évoque pas ici afin de ne pas dévoiler l’intrigue.
Enfin, ce récit ouvre une réflexion plus large sur la prise en charge psychiatrique des patients, hier comme aujourd’hui. Il interroge pour moi la psychiatrie française contemporaine, encore marquée par un manque criant de moyens financiers, une place limitée accordée aux familles et aux pairs-aidants dans les dispositifs de soins, et une évolution finalement assez lente, souvent au détriment du mieux-être des personnes concernées.
392 pages
Sous les arbres
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Ce livre m’a vraiment enchanté de par sa profondeur, sa simplicité, son regard sur les arbres et la nature, le sensible de la nature. L’auteur est grand marcheur, mais une marche attentive aux bruits, aux senteurs… Il nous conduit à travers bois à l’écoute des animaux, des feuillages qui bruissent dans le vent. Un regard sur une nature vivante, parlante, sensible. L’intelligence des non humains est là dans toute sa beauté. J’y ai retrouvé, des termes que nous formulons, sensible, sensorialité, beauté.
« Je reprends ma marche, dont résulte aussitôt le sifflement des ailes d’un autre ramier qui m’observait depuis le houpier clair d’un chêne. Dans le même instant, mon ouïe s’étant ravivée, monte le vacarme d’un avion qui surplombe la forêt de très haut. Le bruit des réacteurs s’insinue dans la tranquillité de ces bois. Il impose son obstacle vicié aux puissances du sensible, au recueillement de l’esprit, à la simple présence au monde. »
148 pages
Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?

La voyageuse de nuit
À 70 ans, Laure Adler parle de la vieillesse à partir de son propre processus de vieillissement. La meilleure façon de résumer ce livre c’est avec les mots de l’auteure « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans les rues ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens célèbres mais aussi des inconnus. »
J’aime son écriture, ses mots, c’est profond et assumé. C’est écrit en conscience surtout. On est loin d’un guide technique pour bien vieillir, les personnes témoignent du vieillissement avec une grande lucidité, en trouvant de la lumière à cette étape ultime de la vie. J’ai l’impression de lire une « voix » jeune dans un corps de personne âgée. Disponible en format audio sur Audible.
Quelques questions comme piste de discussion :
– Peut-on vieillir dans la joie?
– Qu’est-ce qu’on peut apporter à la société quand on est vieux?
– La voie du vieillissement, est-ce de s’éteindre ou c’est encore possible de s’expansionner?
– On gagne quoi à devenir vieux?
– Quelle relation a-t-on à son corps lorsque nous sommes en processus de vieillissement?
222 pages
Libérez votre créativité
Tiré d’un commentaire sur Babelio. Je n’aurais pas su dire mieux ! Ne vous arrêtez pas au titre. Bien sûr, si vous souhaitez être écrivain, sculpteur ou débloquer l’artiste en vous, ce livre vous sera utile. Mais il a beaucoup plus de profondeur que cela. Il s’agit de la créativité de la vie. À mon sens, c’est une quête spirituelle. La libération passe par la compréhension des mécanismes qui se sont mis en place pour vous bloquer, vous faire agir et penser en robot, sans que vous le voyiez.
J’ai fait le programme de cheminement personnel de douze semaines que l’auteure propose. Et j’ai adoré !! J’en suis ressortie avec plein de prises de conscience et de pistes pour poursuivre le chemin créateur de ma vie.
J’ai aussi adopté l’outil principal de ce parcours, « Les Pages du matin ». Au réveil tous les jours, il s’agit d’écrire, à la main, trois pages d’écriture manuscrite spontanée. J’ai décidé d’écrire mes Pages après la méditation du matin avec Terre de silence. Et depuis… je suis renversée par la profondeur qu’elles acquièrent. D’automatiques, mes écrits matinaux sont devenus inspirés et spirituels. Ils nourrissent mon monde intérieur d’une manière inattendue. Quel mariage heureux ! Jumelées, la méditation et les pages du matin sont pour moi un outil transformationnel puissant.
Pistes de discussion :
-Se questionner sur comment l’écriture inspirée peut nous aider à cheminer, quel impact elle peut avoir sur notre vie et sur notre recherche de la vérité intérieure.
– Les thèmes de chaque chapitre sont à eux seuls des pistes de partage et d’éveil : retrouver le sentiment de sécurité, retrouver le sentiment d’intégrité, retrouver le sens de l’abondance, retrouver le sens des liens, etc.
377 pages
Mon vrai nom est Elisabeth
Le livre est une enquête-roman de l’auteure au sujet de son arrière grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène dans la première moitié du XXème siècle, et ayant subi les assauts de la recherche en psychiatrie de cette époque et dans la foulée de sa maltraitance.
Ce livre m’a profondément emportée, à plusieurs niveaux. D’abord par sa forme, à la fois scientifique et romanesque, qui lui donne une tonalité très singulière et, pour moi, particulièrement captivante.
Ensuite par l’histoire elle-même, qui a fait écho à celle de ma propre arrière-grand-mère — même si cette dernière a vécu une génération plus tôt que Betsy. Cette lecture m’a permis de formuler des hypothèses nouvelles à son sujet, que je n’évoque pas ici afin de ne pas dévoiler l’intrigue.
Enfin, ce récit ouvre une réflexion plus large sur la prise en charge psychiatrique des patients, hier comme aujourd’hui. Il interroge pour moi la psychiatrie française contemporaine, encore marquée par un manque criant de moyens financiers, une place limitée accordée aux familles et aux pairs-aidants dans les dispositifs de soins, et une évolution finalement assez lente, souvent au détriment du mieux-être des personnes concernées.
392 pages
Sous les arbres
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Ce livre m’a vraiment enchanté de par sa profondeur, sa simplicité, son regard sur les arbres et la nature, le sensible de la nature. L’auteur est grand marcheur, mais une marche attentive aux bruits, aux senteurs… Il nous conduit à travers bois à l’écoute des animaux, des feuillages qui bruissent dans le vent. Un regard sur une nature vivante, parlante, sensible. L’intelligence des non humains est là dans toute sa beauté. J’y ai retrouvé, des termes que nous formulons, sensible, sensorialité, beauté.
« Je reprends ma marche, dont résulte aussitôt le sifflement des ailes d’un autre ramier qui m’observait depuis le houpier clair d’un chêne. Dans le même instant, mon ouïe s’étant ravivée, monte le vacarme d’un avion qui surplombe la forêt de très haut. Le bruit des réacteurs s’insinue dans la tranquillité de ces bois. Il impose son obstacle vicié aux puissances du sensible, au recueillement de l’esprit, à la simple présence au monde. »
148 pages
Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?

Libérez votre créativité
Tiré d’un commentaire sur Babelio. Je n’aurais pas su dire mieux ! Ne vous arrêtez pas au titre. Bien sûr, si vous souhaitez être écrivain, sculpteur ou débloquer l’artiste en vous, ce livre vous sera utile. Mais il a beaucoup plus de profondeur que cela. Il s’agit de la créativité de la vie. À mon sens, c’est une quête spirituelle. La libération passe par la compréhension des mécanismes qui se sont mis en place pour vous bloquer, vous faire agir et penser en robot, sans que vous le voyiez.
J’ai fait le programme de cheminement personnel de douze semaines que l’auteure propose. Et j’ai adoré !! J’en suis ressortie avec plein de prises de conscience et de pistes pour poursuivre le chemin créateur de ma vie.
J’ai aussi adopté l’outil principal de ce parcours, « Les Pages du matin ». Au réveil tous les jours, il s’agit d’écrire, à la main, trois pages d’écriture manuscrite spontanée. J’ai décidé d’écrire mes Pages après la méditation du matin avec Terre de silence. Et depuis… je suis renversée par la profondeur qu’elles acquièrent. D’automatiques, mes écrits matinaux sont devenus inspirés et spirituels. Ils nourrissent mon monde intérieur d’une manière inattendue. Quel mariage heureux ! Jumelées, la méditation et les pages du matin sont pour moi un outil transformationnel puissant.
Pistes de discussion :
-Se questionner sur comment l’écriture inspirée peut nous aider à cheminer, quel impact elle peut avoir sur notre vie et sur notre recherche de la vérité intérieure.
– Les thèmes de chaque chapitre sont à eux seuls des pistes de partage et d’éveil : retrouver le sentiment de sécurité, retrouver le sentiment d’intégrité, retrouver le sens de l’abondance, retrouver le sens des liens, etc.
377 pages
La voyageuse de nuit
À 70 ans, Laure Adler parle de la vieillesse à partir de son propre processus de vieillissement. La meilleure façon de résumer ce livre c’est avec les mots de l’auteure « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans les rues ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens célèbres mais aussi des inconnus. »
J’aime son écriture, ses mots, c’est profond et assumé. C’est écrit en conscience surtout. On est loin d’un guide technique pour bien vieillir, les personnes témoignent du vieillissement avec une grande lucidité, en trouvant de la lumière à cette étape ultime de la vie. J’ai l’impression de lire une « voix » jeune dans un corps de personne âgée. Disponible en format audio sur Audible.
Quelques questions comme piste de discussion :
– Peut-on vieillir dans la joie?
– Qu’est-ce qu’on peut apporter à la société quand on est vieux?
– La voie du vieillissement, est-ce de s’éteindre ou c’est encore possible de s’expansionner?
– On gagne quoi à devenir vieux?
– Quelle relation a-t-on à son corps lorsque nous sommes en processus de vieillissement?
222 pages
Mon vrai nom est Elisabeth
Le livre est une enquête-roman de l’auteure au sujet de son arrière grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène dans la première moitié du XXème siècle, et ayant subi les assauts de la recherche en psychiatrie de cette époque et dans la foulée de sa maltraitance.
Ce livre m’a profondément emportée, à plusieurs niveaux. D’abord par sa forme, à la fois scientifique et romanesque, qui lui donne une tonalité très singulière et, pour moi, particulièrement captivante.
Ensuite par l’histoire elle-même, qui a fait écho à celle de ma propre arrière-grand-mère — même si cette dernière a vécu une génération plus tôt que Betsy. Cette lecture m’a permis de formuler des hypothèses nouvelles à son sujet, que je n’évoque pas ici afin de ne pas dévoiler l’intrigue.
Enfin, ce récit ouvre une réflexion plus large sur la prise en charge psychiatrique des patients, hier comme aujourd’hui. Il interroge pour moi la psychiatrie française contemporaine, encore marquée par un manque criant de moyens financiers, une place limitée accordée aux familles et aux pairs-aidants dans les dispositifs de soins, et une évolution finalement assez lente, souvent au détriment du mieux-être des personnes concernées.
392 pages
Sous les arbres
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Ce livre m’a vraiment enchanté de par sa profondeur, sa simplicité, son regard sur les arbres et la nature, le sensible de la nature. L’auteur est grand marcheur, mais une marche attentive aux bruits, aux senteurs… Il nous conduit à travers bois à l’écoute des animaux, des feuillages qui bruissent dans le vent. Un regard sur une nature vivante, parlante, sensible. L’intelligence des non humains est là dans toute sa beauté. J’y ai retrouvé, des termes que nous formulons, sensible, sensorialité, beauté.
« Je reprends ma marche, dont résulte aussitôt le sifflement des ailes d’un autre ramier qui m’observait depuis le houpier clair d’un chêne. Dans le même instant, mon ouïe s’étant ravivée, monte le vacarme d’un avion qui surplombe la forêt de très haut. Le bruit des réacteurs s’insinue dans la tranquillité de ces bois. Il impose son obstacle vicié aux puissances du sensible, au recueillement de l’esprit, à la simple présence au monde. »
148 pages
La voyageuse de nuit
À 70 ans, Laure Adler parle de la vieillesse à partir de son propre processus de vieillissement. La meilleure façon de résumer ce livre c’est avec les mots de l’auteure « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans les rues ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens célèbres mais aussi des inconnus. »
J’aime son écriture, ses mots, c’est profond et assumé. C’est écrit en conscience surtout. On est loin d’un guide technique pour bien vieillir, les personnes témoignent du vieillissement avec une grande lucidité, en trouvant de la lumière à cette étape ultime de la vie. J’ai l’impression de lire une « voix » jeune dans un corps de personne âgée. Disponible en format audio sur Audible.
Quelques questions comme piste de discussion :
– Peut-on vieillir dans la joie?
– Qu’est-ce qu’on peut apporter à la société quand on est vieux?
– La voie du vieillissement, est-ce de s’éteindre ou c’est encore possible de s’expansionner?
– On gagne quoi à devenir vieux?
– Quelle relation a-t-on à son corps lorsque nous sommes en processus de vieillissement?
222 pages
Libérez votre créativité
Tiré d’un commentaire sur Babelio. Je n’aurais pas su dire mieux ! Ne vous arrêtez pas au titre. Bien sûr, si vous souhaitez être écrivain, sculpteur ou débloquer l’artiste en vous, ce livre vous sera utile. Mais il a beaucoup plus de profondeur que cela. Il s’agit de la créativité de la vie. À mon sens, c’est une quête spirituelle. La libération passe par la compréhension des mécanismes qui se sont mis en place pour vous bloquer, vous faire agir et penser en robot, sans que vous le voyiez.
J’ai fait le programme de cheminement personnel de douze semaines que l’auteure propose. Et j’ai adoré !! J’en suis ressortie avec plein de prises de conscience et de pistes pour poursuivre le chemin créateur de ma vie.
J’ai aussi adopté l’outil principal de ce parcours, « Les Pages du matin ». Au réveil tous les jours, il s’agit d’écrire, à la main, trois pages d’écriture manuscrite spontanée. J’ai décidé d’écrire mes Pages après la méditation du matin avec Terre de silence. Et depuis… je suis renversée par la profondeur qu’elles acquièrent. D’automatiques, mes écrits matinaux sont devenus inspirés et spirituels. Ils nourrissent mon monde intérieur d’une manière inattendue. Quel mariage heureux ! Jumelées, la méditation et les pages du matin sont pour moi un outil transformationnel puissant.
Pistes de discussion :
-Se questionner sur comment l’écriture inspirée peut nous aider à cheminer, quel impact elle peut avoir sur notre vie et sur notre recherche de la vérité intérieure.
– Les thèmes de chaque chapitre sont à eux seuls des pistes de partage et d’éveil : retrouver le sentiment de sécurité, retrouver le sentiment d’intégrité, retrouver le sens de l’abondance, retrouver le sens des liens, etc.
377 pages
Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?

Mon vrai nom est Elisabeth
Le livre est une enquête-roman de l’auteure au sujet de son arrière grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène dans la première moitié du XXème siècle, et ayant subi les assauts de la recherche en psychiatrie de cette époque et dans la foulée de sa maltraitance.
Ce livre m’a profondément emportée, à plusieurs niveaux. D’abord par sa forme, à la fois scientifique et romanesque, qui lui donne une tonalité très singulière et, pour moi, particulièrement captivante.
Ensuite par l’histoire elle-même, qui a fait écho à celle de ma propre arrière-grand-mère — même si cette dernière a vécu une génération plus tôt que Betsy. Cette lecture m’a permis de formuler des hypothèses nouvelles à son sujet, que je n’évoque pas ici afin de ne pas dévoiler l’intrigue.
Enfin, ce récit ouvre une réflexion plus large sur la prise en charge psychiatrique des patients, hier comme aujourd’hui. Il interroge pour moi la psychiatrie française contemporaine, encore marquée par un manque criant de moyens financiers, une place limitée accordée aux familles et aux pairs-aidants dans les dispositifs de soins, et une évolution finalement assez lente, souvent au détriment du mieux-être des personnes concernées.
392 pages
Par où entre la lumière
Partie du résumé de la quatrième de couverture : « Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu’elle croyait être son grand amour et dont elle s’était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d’un accident survenu dans l’enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu’elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu’elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches ».
Appréciation : Dans un précédent roman paru en 2021, Où vivaient les gens heureux, Joyce Maynard raconte la vie de famille d’Eleanor du début des années 1970 à l’aube des années 2020. Le roman Par où entre la lumière commence au moment où Eleanor revient prendre soin de son ex-mari, gravement malade, dans la maison où ils vécurent heureux jusqu’à l’accident… Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier roman pour apprécier le second : Joyce Maynard prend soin de revenir sur les évènements du passé, avec un éclairage différent, celui que porte Eleanor, désormais sexagénaire, sur son passé.
J’avais beaucoup aimé Où vivaient les gens heureux, j’ai encore plus apprécié le récit de cette nouvelle étape dans la vie d’Eleanor qui se déroule dans les cinq dernières années, sur fond de politique américaine. Ce roman illustre à merveille à quel point la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il nous rappelle aussi qu’aussi désespérée que soit devenue une relation, il n’est jamais trop tard pour recoller les pots cassés, et que, comme dans l’art du Kintsugi – qui « consiste à réparer une poterie brisée de manière à la transformer en un objet plus beau qu’à l’origine » (p. 259), la réparation peut conduire à une relation inespérée.
Pistes de discussion :
- Comment relire et interpréter les petits et grands évènements de nos vies à travers le prisme de la sagesse qui vient avec l’âge ?
- Quelle place voulons-nous accorder à nos enfants et petits-enfants quand nous sommes à la retraite?

La voyageuse de nuit
À 70 ans, Laure Adler parle de la vieillesse à partir de son propre processus de vieillissement. La meilleure façon de résumer ce livre c’est avec les mots de l’auteure « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans les rues ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens célèbres mais aussi des inconnus. »
J’aime son écriture, ses mots, c’est profond et assumé. C’est écrit en conscience surtout. On est loin d’un guide technique pour bien vieillir, les personnes témoignent du vieillissement avec une grande lucidité, en trouvant de la lumière à cette étape ultime de la vie. J’ai l’impression de lire une « voix » jeune dans un corps de personne âgée. Disponible en format audio sur Audible.
Quelques questions comme piste de discussion :
– Peut-on vieillir dans la joie?
– Qu’est-ce qu’on peut apporter à la société quand on est vieux?
– La voie du vieillissement, est-ce de s’éteindre ou c’est encore possible de s’expansionner?
– On gagne quoi à devenir vieux?
– Quelle relation a-t-on à son corps lorsque nous sommes en processus de vieillissement?
222 pages
Libérez votre créativité
Tiré d’un commentaire sur Babelio. Je n’aurais pas su dire mieux ! Ne vous arrêtez pas au titre. Bien sûr, si vous souhaitez être écrivain, sculpteur ou débloquer l’artiste en vous, ce livre vous sera utile. Mais il a beaucoup plus de profondeur que cela. Il s’agit de la créativité de la vie. À mon sens, c’est une quête spirituelle. La libération passe par la compréhension des mécanismes qui se sont mis en place pour vous bloquer, vous faire agir et penser en robot, sans que vous le voyiez.
J’ai fait le programme de cheminement personnel de douze semaines que l’auteure propose. Et j’ai adoré !! J’en suis ressortie avec plein de prises de conscience et de pistes pour poursuivre le chemin créateur de ma vie.
J’ai aussi adopté l’outil principal de ce parcours, « Les Pages du matin ». Au réveil tous les jours, il s’agit d’écrire, à la main, trois pages d’écriture manuscrite spontanée. J’ai décidé d’écrire mes Pages après la méditation du matin avec Terre de silence. Et depuis… je suis renversée par la profondeur qu’elles acquièrent. D’automatiques, mes écrits matinaux sont devenus inspirés et spirituels. Ils nourrissent mon monde intérieur d’une manière inattendue. Quel mariage heureux ! Jumelées, la méditation et les pages du matin sont pour moi un outil transformationnel puissant.
Pistes de discussion :
-Se questionner sur comment l’écriture inspirée peut nous aider à cheminer, quel impact elle peut avoir sur notre vie et sur notre recherche de la vérité intérieure.
– Les thèmes de chaque chapitre sont à eux seuls des pistes de partage et d’éveil : retrouver le sentiment de sécurité, retrouver le sentiment d’intégrité, retrouver le sens de l’abondance, retrouver le sens des liens, etc.
377 pages
Sous les arbres
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Ce livre m’a vraiment enchanté de par sa profondeur, sa simplicité, son regard sur les arbres et la nature, le sensible de la nature. L’auteur est grand marcheur, mais une marche attentive aux bruits, aux senteurs… Il nous conduit à travers bois à l’écoute des animaux, des feuillages qui bruissent dans le vent. Un regard sur une nature vivante, parlante, sensible. L’intelligence des non humains est là dans toute sa beauté. J’y ai retrouvé, des termes que nous formulons, sensible, sensorialité, beauté.
« Je reprends ma marche, dont résulte aussitôt le sifflement des ailes d’un autre ramier qui m’observait depuis le houpier clair d’un chêne. Dans le même instant, mon ouïe s’étant ravivée, monte le vacarme d’un avion qui surplombe la forêt de très haut. Le bruit des réacteurs s’insinue dans la tranquillité de ces bois. Il impose son obstacle vicié aux puissances du sensible, au recueillement de l’esprit, à la simple présence au monde. »
148 pagesRencontres méditation et écriture
Min 10, Max 15 participants
Offert uniquement au Bas-saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine
Calendrier 2026-2027 à venir
Animé par Jacques Hillion

